samedi 15 septembre 2007

Tag



Je me suis fait tagger par zen-abelle. J'ai donc fait mes devoirs :)

Je crois que ma motivation profonde quand j'ai ouvert ce blog était de faire connaître des auteurs qui m'ont touché et motivé. Ne serait-ce que par une citation ou un court texte, je pourrais donner à quelqu'un, quelque part, le goût de les lire.
1- Donc, je mettrai dans mon numéro un ce désir d'ouvrir l'appétit des gens pour quelques écrivains dont ils n'auraient peut-être jamais entendu parler, ou n'auraient jamais lu. Ils pourraient ainsi se faire une idée de leur style d'écriture..
2- Je n'ai jamais écrit de ma vie! Donc, ce n'est sûrement pas par besoin d'écrire. Mais, j'utilise cet espace pour me soumettre à un exercice d'écriture. Qui sait? Je peux développer un tic.
3- J'ai toujours fréquenté des forums et j'aime me promener au hasard des sites web perso. Je trouve que le blog marie agréablement les deux avec la liberté des sujets et l'interaction des participants.
4- C'est un peu comme une blibliothèque que l'on peut assembler ici. On peut partager tous les sujets qui nous intéressent et les archiver à notre aise.
5- Pour m'amuser à rencontrer des personnages palpitants aussi intéressants les uns que les autres.

Voilà!

mercredi 12 septembre 2007

Où est Caroline



On a joué à trouver Charlie, là on va jouer à trouver Caroline (de l'amalgame).


Elle est quelque part dans cette vidéo de Marco Calliari. Ciquez sur la toune "Lacrime"



Bonne chance:))





mardi 11 septembre 2007

Pour un oui ou pour un non (suite)

La même fille était encore invitée aujourd'hui à la même émission de Michel Carignan.
Et devinez quoi? Des "oui" longs comme le bras. À peine une couple de "tout à fait" qui étaient très bien insérés. Et même une couple d'"exactement".
Félicitations! Là ça coulait très bien son discours.
Décidément! Je trouve que le oui devrait revenir à la mode.

lundi 10 septembre 2007

Pour un oui ou pour un non



Tout à fait! Tout à fait...tout à fait...tout à fait...tout à fait
Ce n'est pas tout à fait, ce n'est pas tout à fait
Tout à fait! Tout à fait...tout à fait. Et pour finir par oui tout à fait, oui tout à fait etc etc etc
J'ai compté environ 48 "tout à fait" en à peine dix minutes d'entrevue. Moi, j'en peux plus.
Je parle d'une invitée à l'émission "Dans le feu de l'action" aujourd'hui. (Eh oui, j'ai divers intérêts)
L'autre jour, c'était effectivement...effectivement...effectivement et ça n'en finissait plus. Que c'est dur pour les oreilles!
Et que dire de exactement...exactement...exactement?
Avez-vous remarqué que chaque personne a sa propre expression. Elle s'en tient à celle-ci le plus longtemps possible. Tu l'écoutes et tu te dis "elle va sûrement laisser tomber un "effectivement" ou "exactement". Et là, elle va être tout mêlée. Aujourd'hui, je n'ai entendu aucun effectivement, ni aucun exactement. C'était une dure à cuire.

C'est quoi cette mode depuis quelques années? C'est à croire que le quotient intellectuel est proportionnellement lié aux nombres de fois qu'on ne dira pas oui ou non.

Il y avait un jeu comme ça quand j'étais petite...

dimanche 9 septembre 2007

Autonomie



Une femme s'avance vers mon guichet, un ticket de stationnement à la main:

- "Madame? Moi, je suis bien dépendante de mon mari. Pouvez-vous me dire comment ça marche ça?" Qu'elle me demande en me présentant son coupon.

- "Vous payez dans la machine là" que je lui réponds.

Elle se dirige vers le truc en question. Il y a un gars devant elle.

- "Monsieur, moi je suis bien dépendante de mon mari, pouvez-vous m'aider à payer ça?"

Le gars, compatissant, prend son billet ainsi que son 20$ et les insère dans les fentes respectives.

Que c'est désolant!

jeudi 6 septembre 2007

A voir ou à revoir


Avez-vous vu "Underground"? Histoire abracadabrante. Ça se passe en ex-Yougoslavie. La réclusion d'un groupe de personnes au fond d'une cave pendant des décennies croyant que la guerre a encore cours alors qu'elle est terminée depuis belle lurette. Un chef-d'oeuvre de Kusturica. La musique de Goran Brégovic est omniprésente et les personnages plus loufoques les uns que les autres donnent le ton à l'originalité. Et l'interprétation des acteurs est époustouflante.
Rien qu'à entendre la musique et voir les mimiques du gars, ça nous met de bonne humeur:0

samedi 1 septembre 2007

La poursuite




La température avait été clémente cette année là et ils étaient partis pour le week-end. C'était le dernier week-end avant la fête du travail. Léo, derrière le volant de sa Sonata et Léa farfouillant dans le coffre à gant à la recherche d'une cassette, histoire de se faire un peu de musique. Ils avait remorqué la tente-roulotte derrière et tout filait comme sur des roulettes.

Ils se rendaient chez des amis dans le coin du Lac Mégantic et devaient prendre la Nationnale 112 à la sortie de Sherbrooke.

C'est à Ascot Corner, une quinzaine de kilomètres de Sherbrooke que Léa décida qu'elle voulait arrêter pour se dégourdir un peu. À cet endroit, la route était encore sur double voie. Ils aperçurent un petit garage-dépanneur-restaurant un peu plus loin et Léo mit son clignotant pour transférer dans la voie de droite. Une vieille Chrysler roulait déjà dans cette voie et ne donnait aucun signe de coopération. Léo appuya sur l'accélérateur et la doubla pour s'envoyer dans la travée de droite et par la suite s'engagea dans le stationnement du restaurant.

Arrêtés devant la pompe à essence paralelle à la route, ils regardèrent la Chrysler se coincer droit devant eux à une dizaine de pieds. Une fille et un gars. Ça gesticulait et argumentait fort là-dedans. Bras dans les airs et une couple de poussées. Léo et Léa n'entendaient pas les cris car les vitres étaient fermées. À un moment, le gars se pencha en avant, puis ouvrit brusquement la portière du véhicule. Il en sortit, une grosse chaîne de métal à la main.

Léa eut à peine le temps de remarquer son visage halé parsemé d'un relent de petite vérole ainsi que sa couette de cheveux graisseux lui tombant sur le front. Léo embraya en première et fila à toute allure sur la route, la remorque valsant derrière eux. Ni de un, ni de deux, le gars sauta dans sa voiture et décida de les poursuivre.

- "Il est fou" dit Léa et je n'ai même pas mon cellulaire.
- "J'ai de l'essence en masse" répondit Léo. Il était secrètement exalté par cette chance inespérée de tester la puissance de son moteur.

Il n'était pas question de prendre un chemin de traverse quelconque car, incapable de reculer rapidement à cause de la tente-roulotte, ils auraient été susceptibles d'être pris au piège dans un cul-de-sac. Les arbres, les champs et les collines défilèrent à une vitesse folle pendant plus d'une heure.

Longtemps, ils ont pu voir le petit point noir qu'était devenue la Chrysler loin derrière eux.

Tenace le balafré!

Enfin, à la suite d'un long passage droit, il n'y eu plus de menace dans le rétroviseur et Léo en profita pour prendre une route secondaire à un croisement. Il roula encore un peu et arrêta la voiture sur le bord de la chaussée.

- On l'a semé.
- Oui, on l'a semé.